La chapelle de Caussou

Située au quartier dit « de L’houm », au cœur du village, c’était, il y a quelques années encore, l’une des dernières constructions en matériaux traditionnels du pays : pierre crépie d’un mélange de sable extrait de la montagne de Caussou et de chaux , donnant ce ton ocre-jaune clair inimitable, et toit d’ardoise.
L’architecture est agréable à l’œil. Le petit clocheton en tuf et le lavoir municipal flanquant la chapelle sur le côté gauche complètent joliment l’ensemble. On remarquera aussi la pierre de seuil constituée d’une meule de moulin.
Dédiée à Saint Roch, une première chapelle fut édifiée à la suite d’une terrible épidémie de peste qui, dans les années 1720, anéantit toute la population qui résidait sur la rive gauche du ruisseau de Fabre. Cette épidémie ayant été arrêtée au ruisseau, la chapelle fut construite sur la berge de la partie du village épargnée par la maladie. On raconte qu’à l’occasion de cette épidémie de peste, les habitants du quartier sauf, armés de gourdins, chassaient les chiens et chats qui tentaient de traverser le ruisseau, afin d’éviter la contamination.
Par suite de la construction de la route départementale reliant Saint-Girons à Quillan, la chapelle, qui se trouvait sur le tracé de la route, dut être démolie en 1868. Les Ponts et chaussées s’étaient alors engagés à la reconstruire mais ils ne purent tenir parole.

C’est le conseil municipal de Caussou qui, en 1871, décida la reconstruction de la chapelle. Réédifiée la même année, elle coûta à la commune la somme de 500 francs (de l’époque).

En 1994, à l’initiative du maire, Paul Rougé, et avec l’aide du Conseil général de l’Ariège, la chapelle a pu être restaurée à la grande satisfaction des habitants…et de Saint-Roch !
La chapelle de Caussou, place Saint Roch
Intérieur de la chapelle
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